Bégard – Trésorerie : Philippe Sayer et Marie-France Le Mat échappent à Guingamp

Date de l'évènement: 
Mercredi, 20 Décembre, 2017

Mercredi 20 décembre (2017), le maire, Gérard Le Caër, a mis à l'honneur deux précieux collaborateurs : Philippe Sayer et Marie-France Le Mat. Certes, le terme "collaborateurs" est sans doute, structurellement, mal employé dans ce cas, mais fonctionnellement il n'est pas déplacé, compte tenu de l'importance du travail réalisé pour...

...  la bonne marche administrative de la commune, et pas seulement celle de Bégard, et du nombre d'échanges et d'interdépendances avec les personnels administratifs. Tous les deux ne devront donc pas aller travailler à Guingamp du fait de la fermeture de la trésorerie de Bégard.

Le premier, Philippe Sayer - sans "w", il se prénommerait Tom alors – est le Comptable Public de la Trésorerie de Bégard. Ex trésorerie de Bégard et ex Comptable puisque Phillipe Sayer a fait valoir ses droits à la retraite. Le parcours que retrace le maire à cette occasion est assez "atypique". Philippe Sayer est entré dans la fonction publique le 1er septembre 1977 à Nancy en tant que technicien des installations télécommunications des P.T.T. Les P.T.T… Souvenez-vous… 1977… Les premières Téléboutiques, 10 millions d'abonnés… Le minitel n'a même pas encore fait son apparition…

Service militaire, formation à Lannion, il est ensuite nommé à Beauvais, de 1979 à 1983, comme Technicien sur les centraux de campagne de marque SOCOTEL. Parallèlement, le soir à la maison, il se forme à la programmation. En 1984, il rejoint, en tant qu'informaticien, l'équipe projet de l'Annuaire Electronique. Il y restera jusqu'en 1993 avant d'être promu responsable de l'Ingénierie Réseaux Internes de Données de France Télécom puis de plusieurs autres cellules… dont la plateforme Accord (30 informaticiens) qui prendra fin en 2012. Accord, était une application informatique de comptabilité... Ceci explique peut-être ce qui suit…

En janvier 2013, il est nommé en tant que Comptable Public à la Trésorerie de Bégard, en charge des collectivités locales et de l'encaissement de l'impôt des communes du Pays de Bégard et de Belle-Isle-en-Terre.

"J'étais un vieil informaticien et je suis devenu un jeune comptable" déclare Philippe Sayer. J'ai engagé un virage, non pas à 360° mais au moins à 720° (NDLR : C'est une expression, la sienne, et il va de soi qu'il ne faut pas comprendre qu'il est revenu deux fois à son point de départ !), certes avec beaucoup d'appréhension, mais avec une certitude à l'époque : je voulais sortir de ma bulle informatique – c'est un monde à part, on parle entre nous, d'informatique toute la journée – pour aller au-devant des gens". Selon lui, les deux premières années ont été délicates – de nombreuses formations – "lourdes et très perturbantes, mais très enrichissantes" et il remercie chaleureusement son équipe de Bégard, "Marie-France, Viviane, Edith, Sylvain, Christophe... pour leur professionnalisme, leur bonne humeur, pour m'avoir permis de prendre mes fonctions, d'être plus serein et de m'avoir guidé pendant ces quatre années. Sans eux, je ne pense pas que je serais arrivé au niveau où je suis arrivé"

Il remercie en conclusion, l'ensemble des équipes des collectivités "pour leur cordialité, leurs relations professionnelles", les élus "avec qui le dialogue a toujours été possible et pour leur disponibilité" et son épouse Elisabeth et ses fils Gurwan et Yann: "Sans leur soutien infaillible, leur empathie et leur force, je ne serais pas parmi vous".

La seconde, Marie-France Le Mat, plus connue dans les services administratifs des communes concernées sous le surnom de "Cruella", était en charge, à la Trésorerie de Bégard, de la préparation des budgets. Elle aussi a fait valoir ses droits à la retraite. "C'est une femme de caractère" confirme le Maire. Elle est arrivée à Bégard le 15 mai 1978 comme agent de recouvrement. "En 2003, elle est passée Contrôleur, puis Contrôleur Principal en 2011, puis ce fut la fermeture de Belle-Isle…" poursuit le maire qui révèle l'existence de son surnom, en précisant, "mais quelle femme formidable, prête à dépanner, à renseigner, à faire en sorte qu'on ne soit pas dans l'erreur, que les choses se passent bien, qu'on soit efficace" et qui souligne son portrait des termes "efficacité" et "rigueur".

"Pendant 39 ans, j'ai servi les communes, du mieux que j'ai pu, mais j'ai tout simplement accompli mon travail", déclare Marie-France Le Mat qui conclut : "J'ai la preuve aujourd'hui que nous avons bien travaillé et je pars sereinement".

Le maire honorera aussi Viviane Le Roux, mutée à la trésorerie de Guingamp, qui partira, elle aussi à la retraite dans quelques semaines.

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