GP3A/Bégard – Turn-over à la gendarmerie et renforcement de l'effectif

Date de l'évènement: 
Vendredi, 18 Août, 2017

Vendredi 18 aout (2017), dans les locaux de la nouvelle gendarmerie de Bégard, la major Carole Guégan a convié la presse pour une pause-café, mais aussi, et nous oserons dire surtout, pour présenter les nouveaux effectifs de la brigade Pontrieux/Bégard. Trois gendarmes ont ...

... été promus et mutés et pour les remplacer, trois nouveaux gendarmes sont arrivés sur Bégard et un, ou plutôt une, sur Pontrieux. Deux hommes, deux femmes… Décidemment, la parité devient une règle ! Même si cette fois ci, la parité est due plus au hasard qu'au règlement.

Courtoisie oblige, commençons par les dames… Sophie Delalande, affectée depuis le 1er aout à la brigade de Bégard, est adjudante…et mariée au capitaine Cédric Philbois - "un militaire garde toujours son nom de jeune fille" précise l'adjudante - qui a pris le commandement de la brigade de Guingamp au 1er aout. Elle est mère de deux enfants ; Elle est le "dommage collatéral" plaisante-t-elle en expliquant qu'aujourd'hui, il est fait grand cas de la situation familiale des gendarmes. Même si elle aurait préféré être affectée à Guingamp, au regard de son cursus, elle est un « dommage » tout relatif. En effet, elle vient de la brigade de Bonneville en Haute Savoie, une zone de sécurité prioritaire où elle a exercé pendant 4 ans. Auparavant, elle était en Loire-Atlantique à la brigade de prévention de la délinquance juvénile, "à Nantes pendant 4 ans" et elle a exercé pendant 18 ans dans une brigade de proximité en Loire-Atlantique et à Chasse-sur-Rhône, dans une zone urbaine Lyonnaise. Elle est par ailleurs "Enquêteur Mélanie", chargée des auditions des mineurs victimes et négociateur régional, pour les forcenés et autres retranchés, et les prises d'otage et elle est contente de son affectation : "Cela nous rapproche de notre maison de Loire Atlantique et après, de toute manière, je suis contente tout le temps ; J'aime mon métier donc il n'y a pas de souci".

Gaëlle Veyri, la deuxième féminine, est élève gendarme ; Elle a été affectée à la mi-juin à la brigade Pontrieux/Bégard. Elle sort de l'école de Montluçon, 11ème compagnie. Elle est entrée dans la fonction en tant que gendarme adjoint volontaire, et c'est au contact de ses collègues, qu'elle a pris goût à être gendarme : "Du coup, j'ai passé le concours et la deuxième fois, j'ai réussi à l'avoir". A la sortie de l'école, elle avait demandé une affectation à Vannes, Pontivy ou Lannion, bien qu'elle ne soit pas d'origine bretonne ; Elle vient de la Dordogne mais elle n'est pas trop dépaysée : "J'étais aussi dans un petit village avec beaucoup d'arbres… C'est juste le temps, un peu plus capricieux ! Mais je suis dans un joli village" ; Elle est affectée à Pontrieux. Célibataire, âgée de 26 ans, mais elle en fait 20, son objectif immédiat, c'est d'apprendre son métier, "faire correctement tout ce qui est procédure, être au contact des gens, apporter le meilleur de moi-même et ensuite me spécialiser… mais pour l'instant, je découvre". En octobre, elle sera gendarme sous contrat, puis gendarme de carrière ensuite. Elle a fait ses armes sur Bégard, en intervenant, avec un collègue, auprès de mangeurs de croquettes !

Le gendarme Yannick Ruffel est de Quimper. Agé de 29 ans, il vient de l'école à Châteaulin – entrée en novembre 2009 et sortie le 30 aout 2010 – et il est arrivé le 16 mai en provenance de Longeville les Saint-Avold (Moselle) où il a exercé pendant 7 ans en tant que gendarme mobile. Il compte 5 déplacements en outre-mer – 2 en Guyane, 1 à Mayotte, 1 en Martinique et le dernier à Wallis et Futuna, sur l'ile de Wallis, pour des missions de rétablissement de l'ordre. Il a demandé à se rapprocher de sa famille Quimpéroise et de fait, après avoir exercé des missions de maintien de l'ordre, de garde d'ambassade, d'escorte de détenus, c'est en brigade désormais qu'il exerce ; "C'est plus judiciaire ; C'est une autre approche du métier". Affecté à Bégard, il vise une spécialisation qui pourrait l'en faire partir : Maître-chien, "pour la région Bretagne. Quand on voit la complicité entre le maitre et son chien, ça fait rêver". Il n'est pas encore retenu mais il attend la réponse ; Il voudrait faire de la recherche de personnes…

Le dernier du quatuor, c'est Benjamin Adolphe. Il est natif du Mans, il a 27 ans, il est élève gendarme. Il a fait l'école de Montluçon - "comme Gaëlle, mais pas dans les mêmes promotions" -  et c'est sa première mutation. Il avait demandé les Côtes d'Armor et plus particulièrement la compagnie de Guingamp. "Finalement, ici à Bégard, on dépend de Guingamp, donc ça correspond à ce que j'avais demandé. Cela me permet de ne pas être éloigné de chez moi : 3 heures de voiture… ça va !". Il a fait des études : un master d'économie, "mais je ne me voyais pas trop travailler là-dedans, explique le jeune gendarme, qui, par le sport - il fait beaucoup de course à pied et c'est un prochain licencié de l'AS Bégard - a côtoyé beaucoup de gendarmes qui l'ont fait décider de sa reconversion. Il passe donc le concours du premier coup et après 8 mois d'école à Montluçon, il sort le 1er juin…  et débute à Bégard, "dans une bonne ambiance" affirme-t-il en considérant : "pour une première affectation, j'ai eu de la chance".

Aujourd'hui, résume la Major Guégan, après cet "interrogatoire" des nouveaux arrivants, la brigade de gendarmerie Pontrieux/Bégard compte 19 militaires et dans ce secteur, somme toute privilégié, le travail de prévention et d'intervention se poursuit. Ah… au fait… un petit conseil : les « routes à 3 grammes » sont aussi la cible des gendarmes d'après ce que nous avons compris autour de ce café point-presse.

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