GP3A/Bégard – Les jeunes de Plivijkiz mettent la clé sous la porte

Date de l'évènement: 
Lundi, 28 Août, 2017

Lundi 28 août (2017), les jeunes de la CJS (Coopérative Jeunesse de Services) ont mis la clé de leur entreprise sous la porte. C'est la liquidation ! C'était inéluctable, c'était annoncé, c'est le principe de la CJS, une véritable mais éphémère entreprise montée et gérée par des jeunes volontaires de 16 à 18 ans, avec l'aide ...

... de deux éducateurs – Florence Thomasson et Envel Le Troadec pour cette CJS - et des parents et les grands-parents qui ont fait régulièrement le chemin pour déposer les jeunes, certains venant de Louargat, de Pabu, de Grâces, de Coatascorn ou encore de Plouisy et de Plounévez-Moëdec. Cette entreprise n'est activée que pour la période des grandes vacances et c'est pour ces jeunes volontaires de moins de 18 ans, un moyen de gagner un peu d'argent, mais surtout de tâter des rouages de l'entreprenariat et du travail en groupe. Apparemment, aucun doigt ne s'est coincé dans les engrenages, même s'il y eut quelques tensions que les jeunes ont su désamorcer. Au final, ils en tirent de nombreux points positifs ; Ils ont fait de la compta, de la gestion des ressources humaines, du marketing, du commercial et se sont procuré à eux 10, quelques 2.000€ de revenus, répartis sur moitié à égalité entre chacun des membres et pour l'autre moitié, en fonction de l'investissement temporel de chacun.

Avec un Chiffre d'Affaires de 3.519,08€ à dix, c'est le meilleur résultat des trois CJS qui ont eu lieu sur Bégard (2015, 2016 et 2017). Pour générer ce chiffre, ils ont rendu des services aux particuliers – lavage de vitres et de voitures – aux collectivités – du ménage, du nettoyage de véhicules, de l'archivage – aux entreprises – Armor Propreté, Résidence Kersalic, Qualité Informatique, Pizzeria La Calzone – aux associations – Banque alimentaire de Guingamp, MJC de Bégard – et se sont autofinancés par la vente de gâteaux sur le marché. En tout, ils ont vendu 182,50 heures de travail et consacré le reste de leur temps à gérer la boutique, mais aussi, sans doute, à s'amuser…. Un peu !

Déduction faite des charges (149,62€) il restait 3.369,46€ à répartir, dont près de la moitié sera consacrée au paiement des charges patronales et salariales. C'est sans doute sur ce point qu'ils ont touché du doigt la réalité de l'entreprise ! Qu'à cela ne tienne, ils sont prêts à repartir pour l'an prochain, du moins certains d'entre eux qui n'auront pas atteint la limite d'âge. 

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