GP3A – Fermeture de la maternité - Manifestation pour faire avorter le projet de l'ARS (Vidéo)

Date de l'évènement: 
Samedi, 5 Mai, 2018

Samedi 5 mai (2018), à l'appel du Comité de Défense Santé du Pays de Guingamp, entre 800 et 1.000 personnes se sont retrouvées place de l'Echiquier pour protester contre le projet de fermeture de la maternité de Guingamp, projet voulu par l'ARS de Bretagne et son directeur, Olivier de Cadeville, mais aussi par une majorité des membres du Conseil de Surveillance de l'hôpital, ...

... à l'exception de l'ex députée Annie Le Houérou et des représentants du personnel de la CGT. C'est en février dernier que s'est constitué le comité de défense, sous l'impulsion des organisations syndicales CGT et SUD SOLIDAIRES, a rappelé Thierry Perennes qui s'est fait le porte-parole du Comité et depuis, ajoute-t-il, "motions des conseils municipaux, pétition, manifestation à Rennes, contacts avec d'autres comités de défense, conférences de presse, articles de presse... se sont succédés" Pour lui, le silence dans lequel l'ARS aurait aimé inscrire ce projet, s'est brisé et la population, les élus et les professionnels de la santé se sont mobilisés. Et en effet, ce jour-là, à Guingamp, sous le bleu azur inespéré du ciel Guingampais, hormis les représentants des syndicats CGT, CFDT, Sud Solidaire, hormis quelques représentants de la France Insoumise, du Parti Communiste Français et de NPA, hormis les membres du Comité de Soutien de l'hôpital de Paimpol, hormis le député Yannick Kerlogot - sans doute venu en observateur puisque favorable à une "réorganisation des offres de soin au sein du maillage d'un même Groupement Hospitalier Territorial" selon une récente déclaration dans la presse - nombre d'élus des territoires impliqués par cette fermeture et nombre de citoyens ont voulu marquer leur mécontentement, pour cette fermeture annoncée.

"Le 6 avril à l'ARS de Rennes, Monsieur De Cadeville a confirmé nos craintes de voir la maternité disparaître, dit Thierry Perennes ; Certes, il a avancé des arguments concernant la sécurité des parturientes et des bébés - ce furent les seuls arguments - mais il ne pouvait pas décemment laisser entendre que sa décision était uniquement basée sur la volonté de faire des économies sur la santé en réduisant les budgets de l'hôpital public". "Or nous affirmons, poursuit-il, preuves à l'appui, que la sécurité est assurée à la maternité. Certes nous revendiquons plus de moyens humains et techniques - l'existant ne peut nous satisfaire en l'état – et il ne dépend que de la volonté des pouvoirs publics de les assurer, et ce n'est sûrement pas en amputant les crédits de la santé de 950 millions d'euros cette année que nous aurons une embellie". Selon lui, d'après les chiffres fournis et publiés en ce début mai par le Gouvernement qui a restitué les résultats du forum prévu dans le cadre du programme Action Publique 2022, "pour 66% des agents publics, notamment dans la fonction publique hospitalière (FPH) et 60% des usagers, l'action des services publics tend à se dégrader", alors que l'attachement à ces services publics, notamment en milieu rural, reste profond. La veille, Vincent Le Meaux, le Président de GP3A(1), dans un communiqué de presse, appelait à une forte mobilisation et déclarait : "Comme j'ai pu le dire de vive voix au Directeur Régional de l'ARS le 25 avril dernier, au lieu de réformer ou transformer, l'Etat et le gouvernement réduisent les services au public ; Ils doivent comprendre que la ruralité est un espace de vie".

La question est donc aujourd'hui de savoir si la maternité fermera ses portes fin 2018, "alors qu’elle assure plus que le seuil d’activité minimale de 500 accouchements par an, indique Thierry Perennes ; Les futures mamans seront alors priées de faire de 45 minutes à 1 heure de route selon leur point de départ (Kerpert, Magoar, Kerien, Callac...) pour aller à Saint-Brieuc ou à Lannion… et jusqu'à 2h en hiver ; On est loin de la demi-heure préconisée par l’Inspection Générale des Affaires Sociales" et de conclure en exposant une série de revendications pour lutter contre "la casse" de l'hôpital public, et plus généralement pour une amélioration des services de soins et pas seulement pour les mamans.

Après l'intervention très applaudie de Thierry Perennes, le cortège s'est mis en place pour rejoindre la maternité où des sages-femmes attendaient les manifestants pour un goûter rafraichissant et donc bienvenu

Voir la vidéo ICI

 

 

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Notes – (1) GP3A : Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération

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